Sélection des bactéries transformées

La sélection repose sur l'expression d'un gène marqueur de sélection porté par le plasmide. Ce marqueur confère un avantage sélectif aux bactéries transformées, leurs permettant de survivre dans des conditions où les bactéries non transformées ne peuvent pas se multiplier.


Sélection par résistance aux antibiotiques

Les plasmides utilisés pour le clonage contiennent généralement un gène de résistance à un antibiotique (ampicilline, kanamycine, tétracycline, etc...).

Après transformation, les bactéries sont incubées à 37°C dans un milieu nutritif liquide non sélectif (phase de récupération, voir § Transformation) afin de permettre l'expression du gène de résistance. Les bactéries sont ensuite ensemencées sur un milieu solide sélectif contenant l'antibiotique.

Après incubation (sur la nuit à 37°C), seules les bactéries transformées peuvent former des colonies visibles à l’œil nu.

Par exemple, le gène ampR code la ß-lactamase, une enzyme qui hydrolyse l'ampicilline et rend la bactérie résistante à cet antibiotique.

La sélection permet uniquement de distinguer les bactéries ayant intégrées un plasmide mais ne permet pas de distinguer un plasmide recombinant (avec insert) d'un plasmide vide.


Autres systèmes de sélection

Selon l'organisme hôte et le vecteur utilisé, d'autres marqueurs peuvent être employés.

  • Marqueurs métaboliques
    Par exemple le gène HIS3 chez les levures (eucaryote) permet la croissance sur un milieu dépourvu d'histidine.
  • Marqueurs fluorescents ou luminescents
    ​Par exemple :
    • La GFP (Green Fluorescent Protein)
    • La Luciférase.

Ces marqueurs permettent une détection visuelle ou instrumentale des cellules transformées.

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