La photosynthèse se découpe en deux groupes de réactions (3/3)

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3 - Expérience de Hill (1937) : la libération de O2 nécessite un accepteur d’électrons.

Hill utilise une suspension de chloroplastes isolés dans un tampon sans CO2. Il mesure les variations de dioxygène à l'aide d'une électrode à oxygène. Il ajoute à la préparation un accepteur artificiel d'électrons, le ferricyanure de potassium, Fe3+(CN-)6K3 ( réactif de HILL) et travaille en lumière continue.

Fe3+ (ferricyanure) +1 e- ---> Fe2+ (ferrocyanure)

En lumière continue, les chloroplastes isolés en suspension dans un tampon produisent du dioxygène (mesuré à l'aide d'une électrode à O2) à condition qu'un accepteur d'électrons soit ajouté. Cette réaction se réalise en l'absence de CO2.

Dans les conditions naturelles de la photosynthèse, l'oxydation de l'eau s'accompagne de la réduction d'un intermédiaire (ici remplacé par un accepteur artificiel) qui servira de donneur d'électrons pour la réduction du CO2. "In vivo", cet intermédiaire est le couple NADP+/ NADPH.

En résumé, on peut compléter le schéma précédent :

Dans les thylacoïdes se réalise la conversion de l'énergie lumineuse. Celle-ci permet le transfert des électrons jusqu'au couple NADP+/ NADPH et permet la synthèse d'ATP. Dans le stroma se réalise le cycle de Calvin qui permet la fixation du CO2 grâce à l'utilisation de l'ATP et du NADPH.

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